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Web série sur les jardins partagés

5 épisodes en préparation

Une web série pour découvrir 5 types de « jardins partagés » :  jardin urbain, d’insertion, pédagogique, thérapeutique, jardin d’entreprise et jardin du futur.

Les jardins urbains

On observe des jardins urbains de deux types : soit installés sur l’espace public et donc gérés par la Ville. Soit de type privé et gérés par des bailleurs sociaux. Pour « Toulouse Métropole Habitat » par exemple, « ces jardins partagés représentent un vecteur important de lien social tout en intégrant des vertus environnementales et économiques ». La résidence Agranat du bailleur social « Patrimoine SA Languedocienne » favorise la mixité sociale en mélangeant appartements classiques et appartements adaptés aux personnes âgées. Le bailleur a  fait appel à l’association Terre du ciel pour la création d’un potager intergénérationnel, avec un accompagnement et un enseignement des techniques du jardinage agro-écologique.

Architectes et promoteurs développent également le concept d’espaces participatifs. Résidences et éco-quartiers sont de plus en plus dotés de jardins partagés. A l’exemple du programme immobilier des Mémoires de roses, situé avenue Saint-Exupéry. Un projet piloté par « Icade Promotion » qui a reçu le grand prix des Pyramides d’argent 2013 et le prix GRDF. Une résidence de 161 logements, avec son potager de 1000 m2 et un verger de 600 m2 à la disposition des habitants.

L’association Partageons les jardins ! a été mandatée pour la mise en place de la mobilisation et de la concertation. Pendant une année, une animatrice jardin a été présente chaque semaine pour un accompagnement technique au jardinage et une veille à la dynamique collective. Aujourd’hui plus de 40 familles participent au jardin et témoignent de ses bienfaits.

D’autres démarches ont vu le jour, celle des Incroyables comestibles est la plus populaire. Ce mouvement citoyen d’agriculture urbaine participative, venu d’Angleterre, invite les habitants à planter des légumes en ville. L’idée est d’inciter au jardin partagé accessible et gratuite par tous. C’est le concept de ville nourricière qui s’intègre parfaitement à celui de ville en transition et dans ce sens permet de mettre le territoire en marche vers l’auto-suffisance alimentaire. À Toulouse, le mouvement «Incroyables comestibles» est visible avec un espace potager au niveau de l’écluse Saint-Pierre, sur le canal de Brienne.

Les jardins d’insertion (ou social)

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Ce jardin est définit là comme un outil de développement social, de prévention socio-économique et culturelle dans les quartiers en difficulté.

On observe deux formes de fonctionnement des jardins sociaux et des objectifs d’insertion différents. La première formule est par exemple celle développée par le Réseau Cocagne « Cultivons la solidarité ». Ces jardins visent l’insertion par l’économique. Une activité maraîchère collective est proposée à un public en difficulté sociale pour le réadapter au travail et le préparer à la reprise d’une activité professionnelle. La production est livrée sous forme de paniers hebdomadaires à un réseau d’adhérents qui versent, en contrepartie, une cotisation globale annuelle.

De son côté, le jardinier perçoit une rémunération en échange de son travail, en fonction du type de contrat qui lui est proposé.

La seconde formule fait davantage penser au mode de fonctionnement des jardins ouvriers ou familiaux classiques : on offre à des ménages en difficulté, la possibilité de cultiver individuellement une parcelle dans un groupe de jardins à proximité du lieu d’habitation. Dans ce cas, le jardin d’insertion appuie sa fonction d’intégration sociale sur une forme non monétaire de travail et vise principalement l’auto-production qui permet d’entrer dans les circuits du don et de l’échange. Il s’agit ici de jardins qui ont une fonction de réparation et de réinsertion tels que les Jardins du coeur et les jardins communautaires (Emmaüs).

Les jardins d’entreprise

Venu des États-Unis, les « corporate gardens » essaiment depuis quelques années en France dans les petites et les grandes entreprises. Une des raisons de ce succès : l’obsession pour le bien-être au travail conjuguée au respect de la planète.

Si les Français apprécient leur coin de verdure chez eux, le fait est qu’ils passent beaucoup plus de temps au bureau. Justement là où ils auraient besoin d’un endroit où se reconnecter, se ressourcer, se détendre, mais aussi échanger et partager.  Le jardin d’entreprise serait une source d’amélioration du bien-être au travail et d’optimisation de la productivité de l’entreprise. Une étude américaine de 2011 menée notamment par l’université de l’Oregon (The economics of biophilia) montre qu’un environnement de travail connecté à la nature améliore la performance du salarié et qu’il réduit jusqu’à 10% l’absentéisme. De la PME à la multinationale, du toit-terrasse végétalisé à la friche industrielle de plusieurs milliers de mètres carrés, nos bureaux se mettent au vert.

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Selon la taille de l’entreprise, l’espace dont elle dispose ou l’engagement du personnel et de la direction, le jardin d’entreprise prend diverses formes. Il peut être cultivé librement par les employés qui y consacre le temps souhaité. Les salariés d’Airbus par exemple, pendant leurs temps libres, profitent d’une parcelle mise à disposition par l’entreprise pour cultiver légumes et plantes arômatiques. Dans ces sessions, ils apprennent aussi les théories botaniques, rotation des sols, etc… Autre exemple, cette fois-ci c’est un petit jardin d’aromatiques perché au 5ème étage de la résidence associative ANADYR est en libre accès pour tous les salariés et porteurs de projets accompagnés par le dispositif d’accompagnement ADRESS porté par le mouvement associatif.

Jardiner au bureau s’avère être un anti-stress naturel susceptible d’améliorer le bien-être des salariés mais aussi leur productivité. Sans compter que les produits cultivés dans les potagers d’entreprises finissent directement dans les assiettes de la cantine ou sur les tables des familles, pour la plus grande satisfaction des ‘producteurs’.

Documentaire en préparation
Atelier "Content media et réseaux sociaux" pour les BTS Communication